Arrosage

Tillandsia usneoides

L’apport d’eau est indispensable aux plantes d’intérieur et c’est une question importante dans la réussite de leur culture. Par contre, c’est un point sensible quand on débute. Mais, avec quelques règles simples et un peu d’observation, on peut facilement maitriser ce sujet sans trop de déconvenues.

Quelques règles de base

La plupart des plantes d’intérieur demandent un apport d’eau modéré en laissant sécher le dessus du substrat entre deux arrosages. Mieux vaut pas assez que trop ! En effet, un excès d’eau est souvent plus difficile à récupérer car les racines sont asphyxiées donc la plante ne peut plus s’hydrater normalement. La plupart du temps, l’inverse pourra facilement se rattraper en baignant la plante pour bien humidifier la motte.

De plus, il est intéressant de faire un bon arrosage en une fois et d’attendre plutôt que de mettre quelques gouttes tous les jours.

Cependant, certaines plantes demandent un arrosage plus copieux comme les papyrus, les Colocasias ou les fougères. A l’inverse, d’autres végétaux ont des besoins en eau très limités comme les plantes succulentes et les cactus. Pour faciliter la compréhension de cette délicate tâche, il peut être intéressant de s’imaginer la plante dans son milieu naturel.

Enfin, il faudra adapter l’arrosage suivant les saisons. Par exemple, pendant la mauvaise saison, les plantes d’intérieur ont des besoins moindres à cause du manque de lumière. A l’opposé, en plein été, il faudra apporter une quantité plus importante d’eau surtout pour les plantes dans des petits pots.

Mais la plupart du temps, c’est une question de bon sens et d’observation !

A quelle fréquence arroser ?

Il est très difficile, voire illusoire de donner une fréquence précise d’arrosage car cela dépend de trop nombreux paramètres (température, type de substrat, stade de la plante…). Cependant, on peut se donner deux jours différents répartis dans la semaine où l’on fera le tour de ses plantes pour vérifier l’arrosage. Je trouve que c’est une bonne technique même si il faut l’adapter suivant les contraintes de chacun.

Avec quelle eau ?

La plupart des plantes d’intérieur tolèrent largement l’utilisation de l’eau du robinet. Il faudra cependant être attentif à ne pas utiliser une eau trop froide en hiver.

Le must reste l’eau de pluie ou de rivière qui allie le fait d’être gratuit à celui d’être non calcaire.

Par contre, pour certains végétaux comme les plantes carnivores, il faut utiliser de l’eau osmosée ou déminéralisée. En effet, ces plantes vivent dans des milieux très pauvres dans la nature (tourbières) et elles ont donc des besoins très faibles en minéraux.

Par contre, il est déconseillé d’utiliser l’eau d’un adoucisseur, d’un sèche-linge ou d’une carafe de type Brita.

Faut-il vaporiser les plantes ?

Personnellement, je ne brumise aucunes de mes plantes. Les plus demandeuses en hygrométrie sont placées dans une salle de bain.

Mais, dans un intérieur très sec, la solution peut être de regrouper les plantes pour créer un micro-climat. De plus, l’utilisation d’un lit de billes d’argile dans une soucoupe remplie d’eau peut aussi aider dans un environnement où l’humidité ambiante est trop basse.

Pour finir, attention à utiliser une eau non calcaire sous peine de voir apparaitre des tâches sur le feuillage.

Il est aussi important de ne pas vaporiser les plantes trop tard en journée pendant la belle saison pour éviter l'apparition de maladies fongiques si le feuillage n'a pas le temps de ressuyer avec la fraicheur de la nuit.

Les symptômes des excès ou des manques d’arrosage sont assez proches et c’est donc parfois difficile de faire la différence entre les deux. L’observation de vos plantes et un minimum de recherches sur leurs besoins doivent vous guider. Faites-vous confiance !

Comment arroser ?

Il existe plusieurs techniques pour apporter de l’eau aux plantes. La plus courante est d’arroser directement le substrat à l’aide d’un arrosoir. C’est la plus simple, mais certaines personnes préfèrent laisser tremper les plantes ou remplir la soucoupe. A chacun de trouver sa technique préférée suivant les espèces que l’on possède !

Pour finir, attention toutefois de ne pas laisser d’eau stagner dans le cache-pot ou la soucoupe. La plupart des plantes n’apprécieront pas.

Quelques exemples
Dans ma jungle...

J'essaie de passer deux fois par semaine pour vérifier l'arrosage de mes plantes. Bien sûr, je ne les arrose pas toutes à chaque passage mais je vérifie en regardant la surface du substrat et j'apporte de l'eau si celui-ci est sec. Cette fréquence est variable car à adapter suivant la saison ou mes disponibilités.

Dans le cas d'une plante qui a eu très soif, je n'hésite pas à la doucher pour bien humidifier la motte voire à repasser le lendemain pour voir si elle n'a pas bu toute l'eau de la veille.

La plupart du temps, j'arrose le soir car c'est à ce moment là que j'ai plus de temps disponible et cela ne pose pas de problème à mes plantes. Par contre, je fais attention en hiver à ne pas vaporiser mes terrariums mais plutôt essayer de le faire le matin pour éviter tout souci de pourriture.

J'arrose toutes mes plantes grâce à un petit arrosoir en métal avec de l'eau du robinet en faisant juste attention à la température en plein hiver.